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Site officiel ou organe officiel ?

Chronique, le 03 nbovembre 2006

Prière de frapper avant d'entrer.
 

Il n'est pas rare de lire tel ou tel site Internet officiel de club réagir à des bruits de transferts ou répondre à telle déclaration peu amène d'un président adverse. Celui du FC Nantes est plus original. Depuis plusieurs semaines, il a choisi, à l'instigation de Rudi Roussillon, de corriger par « communiqués officiels », les articles parus dans la presse. Lundi, c'était en réponse à l'Equipe pour un article titré « un FC Nantes sous perfusion ». Mardi pour dire que le club sait parfaitement accueillir ses recrues étrangères contrairement à ce que laissait sous-entendre Ouest-France. Sur fond de post huis clos, le club accentue son désir de maîtriser son information. Il devra dès lors faire attention à ne plus rien laisser passer, car tout ce qui ne sera pas contredit passera inévitablement pour vrai… En attendant dans les rédactions, on suppose que ce petit jeu doit bien faire rigoler.


(http://www.fcnantais.com/articles/061103SiteOfficielOrganeOfficiel.php)

La presse reste l'invité du club

Le site officiel d'un club est sensé délivrer une information sur la vie du club au sens large. De plus en plus, on peut lire des dépêches dans la presse qui émanent de ces sites. Les rapports entre un club et la presse sont faits à priori d'intérêts communs. D'un coté, le club a besoin de la presse pour se rendre « vivant » auprès des supporters et lecteurs, pour vendre son « spectacle » ou ses « animations ». De l'autre, l'amateur de foot constitue une clientèle importante pour les médias. Le club délivre donc habituellement aux acteurs de l'information ses communiqués via sa « liste média », par fax ou par mail. Au quotidien, la presse est l'invité du club dans son domaine privé de La Jonelière ou dans son stade loué. La ligue de football régit par ailleurs quelques minima. Ainsi, une conférence de presse d'avant match est obligatoire, tout comme les interviews d'après match en zone presse, non loin des vestiaires.

Avant l'émergence d'Internet et des sites vitrines officielles, les clubs pouvaient essentiellement communiquer au moyen d'un magazine « maison ». Désormais, via son site, FC Nantes délivre sur le net une information brute, des photos, des vidéos, il commente même à sa manière ses matchs, sans trop verser dans l'analyse ou l'autocritique. C'est édulcoré et, sans formation journalistique, le verbe et la bonne syntaxe ne sont pas toujours au rendez-vous.

Vers une source d'information payante ?

Outre leur site, les clubs se sont lancés petit à petit dans la production de leur propres moyens de diffusions : Internet donc mais aussi hebdos, mensuels, radio privée et télévision privée. Ainsi, récemment, l'AS Saint-Étienne et le RC Lens ont décidé de se partager un même canal sur le satellite. Peu à peu la tendance est à la privatisation de l'information, tandis que Canal + jouit d'un monopole sur la Ligue 1, en échange d'une profusion financière pour « conserver son attractivité à la Ligue 1 ». Ladite profusion risque malgré tout d'être largement revue à la baisse du fait de l'absence de concurrence engendrée par les accords entre la chaîne cryptée et TPS. Coté radio, il se murmure que RMC souhaiterait aussi proposer à la ligue d'acheter les droits de diffusion. On rappelle que le FC Nantes, ou plutôt la Socpresse pour des intérêts pas forcément concordants avec ceux du club dont il était un actionnaire de mauvaise circonstance, avait choisi une autre option : payer Nantes 7 afin qu'elle puisse produire des images et du contenu sur le club. Ce qui n'avait pas manqué de faire sourire les auditeurs, dubitatifs mais pas dupes, du CSA.

Qui croire, le club ou la presse ?

A la lumière des derniers communiqués rectificatifs mis en ligne par le club sur son site officiel et du récent huis-clos imposé à la presse, on sent à la fois que les dirigeants du FC Nantes tendent à vouloir maîtriser l'information qu'ils délivrent et mettre au ban tous ceux qui produiraient une analyse contraire. La nouveauté est davantage dans la forme employée que dans le fond. Sur la forme, le droit de réponse diffusé via un site Internet officiel, reste confidentiel si il n'est pas repris par les médias. Puisqu'il l'est le plus souvent, le club ne juge par conséquent pas utile de demander un droit de réponse sur le média incriminé. Sur la forme, la distribution d'une information « maîtrisée et encadrée » reste un sujet sensible. Le paiement de cette information, après tout la consultation du site officiel pourrait être soumise à abonnement, semble parfois dans l'air du mauvais temps libéral, mais il se heurte à la liberté, la vraie, d'informer. Si le club est une entreprise privée, il est aussi une entreprise de spectacle dont les vicissitudes intéressent tout un chacun. Pour exemple, si FCNantais.com puis la presse n'avaient pas annoncé il y a un an que Jean-Luc Gripond restait le premier gestionnaire du club, tout le monde croirait qu'il est encore au placard. Bloquer et maîtriser l'information, n'est-ce pas par ailleurs faire davantage le jeu des rumeurs, lesquelles vont bon train dans le milieu du football, leur origine émanant parfois sciemment du club lui-même. Ce qui est notamment le cas en matière de transferts.

La tentation du huis-clos

Le premier éclat, sans précédent, fut le huis-clos imposé il y a quelques semaines. Le club eut beau déclarer qu'il s'agissait de « protéger les joueurs dans une période difficile », ce qui n'était d'ailleurs pas faux pour tous, il omettait aussi à dessein de préciser qu'il s'en servait pour délivrer un carton jaune à la presse, sous forme d'exclusion temporaire. Rudi Roussillon en profitait pour sonder ce qui se pratiquait en la matière dans d'autres clubs moins coopératifs, ou qui bénéficient d'une presse plus docile (Rennes, Saint-Étienne). Il s'agissait de lutter contre «  certains journalistes qui ne sont là que pour obtenir un scoop auprès des joueurs sur le parking de La Jonelière  », comme nous le confia un dirigeant administratif, en plein huis-clos.

Ces ingrats de journalistes !

Le Président du FC Nantes qui en début d'année vantait les qualités de l'information locale lors de ses vœux à la presse, avec force pommade, puis obtenait une trêve implicite tout en régalant la profession en restos et pots sympathiques en déplacement, opta alors pour une information « dirigée ». Il tranchait ainsi avec son prédécesseur et désormais « second ». Les mesures à venir avaient de quoi refroidir la profession. Outre les deux conférences de presse obligatoires d'avant et après match, les journalistes n'auraient le droit, chaque semaine, en avant-match, de n'interviewer qu'un ou deux joueurs nommés par le club. La première mise en application fut d'ailleurs assez savoureuse, car la coïncidence voulu que les deux joueurs nommés d'office ne furent finalement pas retenus par l'entraîneur pour le match du surlendemain.

La réplique en banderole évitée de peu

On imagine le tollé dans la presse locale qui retrouvait là l'occasion de se souder plus qu'à l'accoutumée. Ils débattirent même de l'opportunité d'une manifestation symbolique, sous forme de banderole en tribune de presse, lors de la rencontre Nantes / Marseille, télévisée par Canal +. Si les rapports Club-Presse ont semblé plus détendu avec l'abandon du huis-clos, il n'est pas rare de voir Rudi Roussillon ne plus serrer la main des journalistes qu'il croise, tandis que les communiqués via la liste média du club semblent moins nombreux. Une mesure qui, si elle se confirmait, tend à prouver que le site Internet officiel du club devient un passage obligé pour obtenir une information reprise le lendemain dans la presse, tandis que le premier geste pratiqué le matin à La Jonelière est un épluchage en règle de tout ce qui est paru en presse écrite.

Entre la presse et le club : le supporter lecteur

Heureusement les journalistes locaux ne choisirent pas la manifestation tapageuse. Non pas qu'ils aient obtenu des garanties durables quant à leurs conditions de travail à La Jonelière, mais plutôt car ils ne furent pas tous d'accord sur le procédé à employer pour manifester leur mécontentement . Il est vrai que les spectateurs de La Beaujoire n'auraient pas forcément vu d'un bon œil un mode de rébellion qui leur est habituellement réservé. Le supporter aime être le premier à critiquer son club favori, il apprécie beaucoup moins lorsque la presse se le permet. Et à Nantes, en Province donc, c'est encore pire lorsqu'il s'agit d'un journal de « parigots » qui s'occupe de relater les difficultés financières du FCN.

Le forum du site officiel fermé aux « curieux ».

Les rapports clubs/médias ont par conséquent connu quelques bons gros ratés ces dernières semaines. D'une part la presse locale est quelque peu sortie de sa léthargie, poussée en cela par un début de saison catastrophique et par le souffle de liberté dont jouit à nouveau Presse-Océan. D'autre part Rudi Roussillon, qui avait notamment pour mission à son arrivée de protéger Jean-Luc Gripond et de redéfinir la donne avec la presse, un sujet qu'il connaît à priori, a choisi de fourbir ses armes.

Il reste sur le sujet à évoquer les rapports du club avec les Internautes et les sites non officiels, parmi lesquels FCNantais.com est le seul véritablement en ligne de mire. Pour les premiers, le site officiel vient de réformer son forum. Il n'est désormais plus possible de le lire sans y être inscrit, tandis que les administrateurs ont la gâchette « censure et bannissement » plus sensible qu'auparavant. Ces mêmes administrateurs mettent par ailleurs des semaines à valider les nouveaux inscrits. Ce qui risque, on l'imagine, d'embêter sérieusement les journalistes et personnalités connues, qui avaient jusqu'alors l'habitude de le consulter anonymement. Concernant FCNantais.com, entre la carotte et le bâton, on en reparlera sous forme d'un historique exhaustif.


Frédéric Porcher, le 3 novembre 2006

 

 

 
 
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