N'Daw le « défonceur » Malgré un effectif pléthorique, Elie Baup n'avait pas tant de choix au moment de composer son groupe et en extirper un onze susceptible d'obtenir un « point rassurant » au Parc. L'une des nouveautés consistait à faire jouer N'Daw en défense centrale. A priori l'idée n'était pas bête, sauf à craindre que la « sentinelle » chère à notre ami Larièpe confonde les termes défenseur et « défonceur ». Or c'est bien le N'Daw défonceur, c'est-à-dire celui qui s'occupe davantage du joueur que du ballon, qui concéda un penalty lourd de conséquence puisque suffisant pour sceller la victoire parisienne. Penalty ! Les deux équipes jouent en effet depuis seulement 6 minutes. Nantes subit les assauts parisiens et recule déjà à l'intérieur de sa surface. Hoareau est alerté aux abords des 6 mètres. Il loupe son contrôle et le ballon file vers la sortie de but. N'Daw, de toute sa masse, bouscule pourtant l'ex-Havrais dans le dos tout en le poussant des mains. L'arbitre est aux premières loges. Il siffle. Kezman, titulaire pour la première fois coté parisien, transforme le penalty d'une frappe surpuissante sous la barre de Alonzo. Baup avait en effet choisi de titulariser Alonzo à la place de Heurtebis. Pour le reste, faute d'Abdoun, de Klasnic et de Babovic, il avait aussi opté pour le retour de Bagayoko. Avec Da Rocha à droite, Capoue à gauche, Keserü en soutien, puis Dossevi après la pause, avec Guillon à gauche ajouté à Faty et De Freitas, l'ossature ressemblait à une de celles de la saison dernière. Nantes se branchait donc pour partie sur le courant alternatif. A l'image d'une prestation contrastée entre sa première et sa seconde période. Hoarau trouve le poteau d'Alonzo Cette ossature « Ligue 2 » fut très vite débordée en première période par les initiatives de Sessegnon, Giuly et Rothen. D'autant que les Canaris étaient incapables de remonter le ballon correctement. Bloqués sur les côtés, ils s'en remettaient déjà à de longs ballons vers Bagayoko, isolé aux avant postes, tandis que Keserü ne parvenait pas à se mettre en évidence. C'était appliqué mais trop timide comparé aux mouvements parisiens. Dès lors la défense subissait. Et Alonzo fut tout heureux de voir une frappe de Hoarau terminer sur son poteau gauche. Les Parisiens ne parvinrent pourtant pas à faire fructifier leur butin à l'image de Giuly qui ne cadraient pas deux frappes (25' et 42'). Nantes mieux après la pause. Après une bonne première période, les joueurs de la capitale furent pourtant beaucoup moins convaincants par la suite. Ils donnèrent à la fois l'impression de gérer le score et de ne plus avoir les mêmes ressources physiques. Au contraire des Nantais, plus fringants et plus joueurs dès lors que Da Rocha se positionna en soutien de Bagayoko après le remplacement de Keserü par Dossevi. La légère domination des jaunes resta malgré tout timorée et stérile en occasion, jusqu'à l'entrée en jeu de Bekamenga à la place de Bagayoko, peu après que celui-ci n'échoue au premier poteau sur un centre au cordeau de Guillon. Le Camerounais, déjà auteur d'une entrée satisfaisante à domicile, se mit en évidence sur un bon enchaînement contrôle-volée qui obligea Mickaël Landreau à s'illustrer pour la première et dernière fois de la rencontre. On notera encore une dernière tentative de Tall dans le temps additionnel. Trop peu et trop tardivement pour changer le cours du match. Toujours sur les trace de Metz Grâce à cette victoire étriquée les Parisiens se placent dans le trio de tête, sans avoir montré toutefois autant de possibilités que Lyon ou Marseille. Pour les Nantais, les lendemains sont toujours aussi incertains. La réception de Valenciennes puis les deux déplacements à Caen et à Grenoble seront autant d'occasions de montrer qu'il subsiste une espoir de s'en sortir. Il est toutefois encore trop tôt pour penser que les canaris suivent inexorablement les traces du FC Metz, scotché à la dernière place la saison dernière. F.P., le 15 septembre 2008
Feuille de match :
Paris SG / Nantes : 1-0 (1-0) Arbitre : M. Ennjimi Spectateurs : 43 005 But : Kezman (7' s. pen) Avertissements : N'Daw (55') Paris SG : Landreau - Ceara, Camara, Traoré, Armand (cap) – Clément – Giuly (Pancrate, 84’), Sessegnon, Rothen – Kezman (Chantome, 70’), Hoarau. Entr. : P. Le Guen. Sur le banc : Edel, Bourillon, Sankharé, Mabiala, Luyindula. Nantes : Alonzo - Tall, N’Daw, Gravgaard, Guillon - Faty, De Freitas, Da Rocha (cap.) (puis T. Dossevi, 67'), Capoue (puis Goussé, 79') – Keserü (Dossevi, 46’), Bagayoko (Bekamenga, 77'). Entr. : E. Baup. Sur le banc : RHeurtebis, Poulard, Moullec, Vainqueur.
|
|