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Un missile lumineux et un nul tiré par les cheveux

Nantes / Marseille (1-1) - Résumé, le 31 octobre 2008

Et Maréval s'envola
 

Nantes a été outrageusement dominé par Marseille. Mais Maréval a marqué d'un shoot-canon qui restera dans les mémoires et les Canaris sont parvenus à arracher un point (1-1). Comme dans le même temps les autres mal classés, Lorient excepté, ont fait du sur-place, la situation au classement ne s'est pas détériorée. Le jeu, lui, ne s'améliore toujours pas, même si la première demi-heure n'a pas été trop moche. (B.V.)

(© 2008) (http://www.fcnantais.com/articles/081031NantesMarseilleResume.php)

Un stade plein

Le joli but marseillais de Baki Koné, l'écrasante domination phocéenne et surtout, surtout, le coup de canon de Rémi Maréval resteront les faits marquants de ce Nantes – OM. Le match avait rempli la Beaujoire à ras-bords, nous pûmes ainsi nous rappeler combien ce stade est beau lorsqu'il est aussi vivant et l'envie nous prit de savourer ce moment tant nous savons, hélas, que cette situation risque de ne pas se renouveler au cours des prochaines semaines. Car le spectacle proposé par les Canaris reste fade, peu ambitieux et la fracture entre d'une part l'équipe dirigeante, à laquelle l'entraîneur est lié, et d'autre part les amoureux du jeu se creuse un peu plus à chaque rencontre...

La merveille de Maréval

Le tir de Maréval restera donc ancré dans les mémoires, trait lumineux déchirant la nuit où est tombé le football nantais. On en parlera longtemps, Eric Gerets se laissa d'ailleurs aller à assurer qu'on voit un « goal » de cet acabit seulement « toutes les trois années » alors que Valbuena asséna que le défenseur nantais risque de ne pas renouveler un tel shoot d'ici la fin de sa carrière, remarque un tantinet désobligeante venant de la part d'un joueur qui n'a pas encore vraiment réédité son best-seller de Liverpool, il y a un an.

Lorsque Maréval arma son pied gauche, à au moins 35 mètres de la cage de Mandanda, les Canaris vivaient des instants de plus en plus délicats et la pause semblait approcher fort à propos pour leur permettre de prendre du répit. On en était à la 44è minute, et bien que Marseille fut en train de hausser son niveau de jeu, Nantes avait obtenu un corner que tira De Freitas. L'Amiénois expédia le ballon devant le but d'où il fut renvoyé, de la tête, en direction de Maréval. La construction était donc nulle, constatation qui doit nuancer les jugements genre « but de l'année ». Mais le tir, lui, fut sublîme. Puissant, précis, imparable. Le ballon, telle une boule de feu, alla se ficher dans la lucarne gauche de la cage de Mandanda, faisant exploser de joie le camp nantais, Maréval en tête qui se mit à faire l'avion. Il y avait de quoi, c'est vrai, s'expédier au ciel.

Score hold-up à la pause

Grâce à ce missile, Nantes menait 1-0 à la pause et ce score s'inscrivait totalement à l'encontre de la physionomie de la partie, même si les Canaris avaient plutôt bien débuté. Pendant une demi-heure, tant qu'il ne recula pas, Nantes se montra en effet plus à l'aise qu'à Lorient et que contre Saint-Etienne. Il lui arriva même d'esquisser quelques mouvements intéressants. En fait, les deux équipes paraissaient hésiter à se livrer, comme si elles avaient des plaies à panser, celles du Moustoir pour les Nantais, les bosses que leur avaient infligées les Parisiens au Vélodrome pour les Phocéens.

Elie Baup était resté fidèle à son organisation prudente. On peut la présenter comme un 4-3-3 mais elle se révèla en fait plus proche d'un 4-5-1, schéma qui fut de plus en plus net au fur et à mesure que la partie avançait et que Bagayoko et Bekamenga étaient invités à reculer. De Freitas remplaçait Faty (suspendu) et son entente avec Da Rocha, les deux joueurs alternant souvent leur position, sembla plus convaincante que lorsque c'est le « titulaire » qui joue.

Supériorité technique phocéenne

C'est d'ailleurs l'ancien Amiénois qui se créa la meilleure occasion nantaise lorsque, servi sur la droite par Bagayoko, il expédia le ballon sur le petit filet (8è). De Freitas fut encore impliqué dans l'une des actions locales les plus convaincantes quand, centrant de la gauche, il essaya de trouver la tête de Da Rocha, au deuxième poteau. Taiwo intercepta du crâne (20è).

Les Canaris à cet instant étaient donc toujours dans le match, même si les Marseillais affichaient une évidente supériorité technique qui s'exprimait dans la circulation du ballon Les « tracteurs » nantais peinaient, Koné mettait Graavgard au supplice (le Danois le stoppa de justesse dès la 7è minute), et N'Daw éprouvait beaucoup de difficultés à contrecarrer Ben Arfa à chaque fois que l'ancien Lyonnais venait fureter dans l'axe. Tony Heurtebis, lui, trouvait déjà matière à s'employer, notamment à la 15è minute face à Koné qui avait profité d'une mauvaise remise de la tête de Maréval.

Mandanda dut cependant sortir pour s'interposer, de façon assez peu orthodoxe, face à Bekamenga et il récolta une béquille dans le choc (31è).

Jamais l'OM n'avait pareillement dominé Nantes

Ensuite Marseille posa progressivement sa patte sur le match. Nous n'éprouvons pas d'admiration particulière pour l'OM, club qu'il paraît difficile de prendre pour modèle et qui, historiquement, a souvent rayonné davantage par la force de ses individualités que par l'intelligence de son jeu, mais enfin on n'a guère souvenir d'avoir vu les Phocéens dominer Nantes aussi largement sur son terrain. On avait vraiment l'impression qu'ils évoluaient à domicile alors que les Canaris se trouvaient loin de leurs bases.

Evidemment le sens de la partie ne se modifia pas durant le second acte. Nantes se replia encore plus, annonçant clairement une couleur qui ne consistait plus qu'à défendre sa maigre avance. Klasnic était invité à se débrouiller tout seul aux avant-postes, le milieu de terrain ayant pris la forme d'un arc composé par Bagayoko, De Freitas, N'Daw, Da Rocha et Bekamenga, arc de moins en moins tendu au fur et à mesure que Bagaoyko et Bekamenga accentuaient leur repli.

Marseille égalise, Klasnic sifflé

La seule interrogation qui subsistait consistait à se demander si Nantes allait parvenir à subir sans dommage le siège qui lui était imposé. La réponse tomba à la 78è minute. Elle était négative, en somme à l'image du football concocté par Baup.

Klasnic crut malin de chercher une faute aux dépens de Rudy Riou qui avait templacé Mandanda à la reprise. Le gardien marseillais s'était emparé du ballon, il relança rapidement, sans se préocupper des pleurnicheries du Croate. L'action fut limpide, avec une petite touche de Benzema et, au bout, une passe de Samassa pour Koné qui décocha un shoot qui eut raison de Heurtebis. Les Nantais étaient dans le vent et à l'autre bout du terrain Riou se moquait de Klasnic, lequel ne s'était pas encore relevé...

Bekamenga sorti

Peu après le Croate céda sa place à Djorjevic et sa sortie fut saluée par un concert de sifflets. Nantes n'avait plus qu'un point dans sa besace, il ne changea pas ses plans pour autant, s'évertuant essentiellement à défendre. Il est vrai que Bekamenga compliqua la situation en se faisant expulser à la 81è minute. Il avait écopé d'un premier carton jaune pour avoir joué au basketteur dans la surface de réparation phocéenne, il récidiva et eut droit au même tarif. Direction le vestiaire.

Dans ces conditions les dernières minutes ne pouvaient être que compliquées. Tony Heurtebis effectua plusieurs sauvetages, notamment face à Koné (87è) et Valbuena (88è) et Nantes préserva le nul. C'était un moindre mal.

 

B.V., le 31 octobre 2008


 

 

 

 

 
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