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Klasnic s'offre la peau de Lyon

Nantes / Lyon (2-1) - Résumé, le 8 décembre 2008

Klasnic marque enfin
 

Ivan Klasnic s'est enfin réveillé et plutôt deux fois qu'une puisqu'il a signé un doublé. Un but de raccroc et un penalty, le tout en à peine plus d'une demi-heure car il n'était que remplaçant au coup d'envoi. Cela a suffi pour battre un leader handicapé et qui a cru trop vite qu'il avait match gagné. Nantes a pris enfin ses distances avec les premiers relégables. Mais La Beaujoire était loin d'être remplie (26.624 spectateurs). De quoi méditer. (B.V.)

(© 2008) (http://www.fcnantais.com/articles/081207NantesLyonResume.php)

Un scénario idéal

Le FC Nantes a profité d'un scénario idéal face à Lyon. D'abord, il a affronté un champion de France très diminué puisque privé de Juninho, son « joueur-plus », et de Benzema, son buteur. Sans eux, l'OL redevient une équipe ordinaire. Mais à leurs absences se sont ajoutées celles de Govou, attaquant qui a fait plusieurs fois des misères aux défenseurs nantais, et de plusieurs autres « comparses » comme Réveillère, Clerc et Mensah. Lyon était bon à prendre, les Canaris ont su en profiter, c'est bien.

Ensuite, Nantes a exploité, mais c'est son mérite, le fait que les Gones ont cru le match plié parce qu'ils menaient 1-0 et qu'ils n'ont pas éprouvé le besoin de chercher le KO, s'endormant progressivement au lieu de songer à creuser l'avantage, ou du moins de rester en éveil. Ce sont eux qui ont fait cadeau du but égalisateur, en l'occurrence par Toulalan qui s'est pourtant montré impeccable tout au long de la rencontre. Il a commis une seule erreur, ce fut la bonne pour les Jaunes.

Enfin, Nantes a bénéficié en toute fin de match d'une décision généreuse de la part de Damien Ledentu qui lui a accordé un penalty très discutable, et même davantage, pour un accrochage entre Bagayoko et Gassama. La faute du défenseur rhodanien n'était vraiment pas évidente.

Pas le moment de se croire les meilleurs de France

Alors, en s'appuyant sur toutes ces constatations, on va peut-être encore en décevoir certains, mais on s'imagine mal proclamer que Nantes est l'une des meilleures équipes de France, qu'Elie Baup est le Géo Trouvetou des entraîneurs, que sa défense peut servir de référence pour ce qui concerne la qualité de ses relances, que son milieu est techniquement le plus fin que l'on n'ait jamais vu, même si Da Rocha en rehausse le niveau, que son attaque avec Dynamic Capoue est prête à exploser toute les lignes arrières adverses et qu'il y a du Halilhodzic en Ivan Klasnic. Même si nous comptons parmi ceux qui n'ont jamais assommé délibérément le Croate : on a constaté ses échecs, déploré son isolement, tiqué sur quelques unes de ses réactions, questionné sur sa condition physique, mais on a aussi volontiers souligné son sens du jeu et la qualité de ses déplacements.

Le mystère demeure

Non, il ne faut pas miser sur nous pour grimper aux rideaux sous prétexte qu'il a marqué deux buts, un de raccroc et un penalty. On se demande même si cela valait le mini-tour d'honneur qu'il s'offrit à la fin de la rencontre. Et quand il lança, à sa sortie des vestiaires « pour les journalistes, Ivan est un mystère, il le demeurera », on lui donne entièrement raison. Pour l'instant, le problème de son inefficacité, on veut dire de sa méforme, n'est pas vraiment éclairci et on reste sceptique sur le fait que Super-recruteur nantais ait réalisé la super pioche qu'il prétendait en allant l'embaucher. Parce que, n'est-ce pas, surtout avec ces gens-là, qui aiment tant l'argent, il faut quand même tenir compte du ratio prix-rendement. Un but de Klasnic demeure un joyau, non pas en ce qui concerne son esthétique, mais son coût.

Le comble est peut-être qu'après avoir interprété pendant 12 matches le rôle du chasseur bredouille il a, cette fois, fait mouche en à peine plus d'une minute de présence sur le gazon. Il venait en effet de remplacer Moullec lorsque sous sa pression et celle de Capoue, Toulalan laissa échapper un ballon qui permit à Aurélien d'aller défier Lloris. Il avait déjà résisté à Boumsong, il buta sur le gardien lyonnais mais ce dernier ne put que repousser le ballon. Klasnic était là, la cage était ouverte, il ne rata pas l'aubaine.

Da Rocha milieu défensif, ça marche

On atteignait l'heure de jeu et Nantes venait d'égaliser. Ce n'était pas immérité car, somme toute, les Nantais soutenaient à peu près la comparaison avec leurs rivaux. Ils s'étaient même créé les rares occasions notables, au cours d'une première période soporifique, marquée au bout d'une dizaine de minutes par un choc tête contre tête entre Djordjevic et Cris. Le crâne du second s'avéra le plus solide : le Brésilien revint sur le terrain alors que le Nantais laissa sa place à Bagayoko.

Elie Baup ne modifia pas pour autant ses batteries, laissant un seul homme en pointe, Bagayoko succédant donc à Djordjevic. Nantes opérait ainsi en 4-2-3-1 avec N'Daw et Da Rocha en milieux défensifs, Moullec, De Freitas et Capoue en milieux offensifs. Moullec évoluait à droite, Capoue à gauche alors que De Freitas, dans l'axe, était chargé d'aller soutenir le plus souvent possible l'attaquant de pointe.

Ainsi configuré, Nantes affichait quelques progrès dans le jeu, on veut dire qu'il perdait moins vite le ballon qu'à l'ordinaire et, sur un centre de Da Rocha, Capoue aurait pu faire mal s'il n'était pas arrivé un poil trop tard (14è).

Lyon marque suite à un coup franc

Le match demeurait pourtant bloqué, les Canaris songeant davantage à empêcher les Lyonnais de développer leur jeu qu'à extérioriser leurs propres qualités. On notait simplement un shoot de De Freiats arrêté par Lloris (27è), une ouverture de Da Rocha pour Bagayoko (38è), un mouvement construit entre Moullec, De Freitas et Da Rocha (40è) et on semblait s'acheminer vers la pause lorsque Da Rocha commit une faute sur Cesar Delgado à 25 mètres de la cage d'Alonzo. Jusque là Lyon avait un peu mieux joué mais à part un tir de Piquionne qui avait semé Jean-Jacques Pierre et contraint le gardien canari à un arrêt en deux temps (6è), il ne s'était absolument pas montré incisif. Kallstrom botta le coup franc, le mur nantais ne s'avéra pas sans faille et Alonzo ne put que repousser le ballon devant lui. Piquionne, plus prompt que les défenseurs locaux, avait suivi, il ouvrit le score.

La bévue de Toulalan

On en était à la 43è minute et le FCN semblait mal parti. Mais les Gones, qui n'avaient déjà pas fait preuve d'un enthousiasme débordant voulurent la jouer à l'économie, excepté Toulalan qui montrait une activité et une clairvoyance impressionnantes. Or, c'est lui, on l'a dit qui perdit le ballon fatal aux siens.

Il faut dire que les Nantais avaient monté leurs intentions d'un cran. Et après l'égalisation ils poursuivirent sur les mêmes bases, pas emballantes mais sérieuses, en dépit de l'entrée en jeu de Fred côté lyonnais. Elle eut pu s'avérer déterminante lorsque le Brésilien se retrouva à la lutte avec Poulard dans la surface (65è). Damien Ledentu siffla et la Beaujoire retint son souffle, redoutant le penalty. L'arbitre préféra sanctionner Fred qui avait amplifié sa chute, il le gratifia même d'un carton jaune.

Matière à alimenter les conversations

Tout baignait pour Nantes et Klasnic en profitait pour échapper à la défense lyonnais. Il tirait à côté (43è). Le Croate n'en resta cependant pas là : à la 87è minute, il glissa à Bagayoko le ballon qui permit au Malien de faire sanctionner Gassama. Et Klasnic transforma le penalty, donnant ainsi à Nantes une victoire assez inattendue qui lui permet de prendre ses distances avec le premier relégable.

Au fond, c'est bien cela que l'on a d'abord envie de retenir : avec six longueurs d'avance sur le 18è, Sochaux, qui sera le prochain visiteur à la Beaujoire, les Canaris respirent mieux.

N'oublions pourtant pas que le match a été d'un niveau décevant et que les trois buts qui y furent marqués ne risquent guère d'entrer dans l'histoire. Sauf dans celle d'Ivan Klasnic.

Retenons aussi que 26.624 spectateurs seulement s'étaient déplacés. Pour la venue de Lyon, c'est décevant. Prix des places, spectacle trop souvent quelconque, fossé qui s'est creusé entre l'équipe dirigeante et le public qui souhaite une philosophie « nantaise » : il y a matière à alimenter les conversations.


B.V., le 8 décembre 2008


 

 

 

 
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