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Soutien à Anthony

Communiqué Brigade Loire, samedi 6 décembre 2008

« Liberté pour Anthony »

Totalement éclipsé dans les médias par l'affaire Santos, le supporter marseillais condamné à 3 ans de prison, l'emprisonnement subit par Anthony, supporter nantais membre dela Brigade Loire, ne l'est heureusement pas resté dans les tribunes de plusieurs stades où de nombreuses banderoles de soutien sont apparues. Lors de la réception de l'Olympique Lyonnais, la Brigade Loire a par ailleurs distribué un tract pour expliquer l'injustice subie par Anthony, et a choisi de vendre un tee-shirt de soutien qu'Ivan Klasnic enfila lors de son échauffement. (A.D.F.N.)

(© 2008) (http://www.fcnantais.com/articles/081211CommuniqueBrigadeLoire.php)

Pour affirmer notre appui à Anthony, nous publions le contenu de ce tract et vous détaillons les modalités pour le soutenir à titre personnel. Il ne fait en effet aucun doute que Anthony est innocent des faits qui lui sont reprochés. Il est en prison et passera les fêtes loin des siens. Cela n'est pas sans occasionner par ailleurs quelques soucis financiers : manque à gagner, frais judiciaires, frais de déplacements pour le visiter, etc…

A la fin du communiqué distribué en tribune samedi dernier, la Brigade Loire indique une adresse à laquelle envoyer des dons. Il est par ailleurs toujours possible d'acheter au prix de 10 € le tee-shirt de soutien à Anthony. Ce tee-shirt sera vendu dans le parcage visiteurs au Stade de la route de Lorient samedi prochain. Les membres de la Brigade Loire et de nombreux autres supporters nantais porteront ce tee-shirt.

Pour de plus amples renseignements, si vous n'êtes pas à Rennes samedi, merci de contacter la Brigade Loire à cette adresse mail. ( adresse postale : B.L. Ti Keltiek, 3, rue Harouys 44000 Nantes. Chèques à l'ordre de la Brigade Loire, tout en précisant sur un mot d'accompagnement qu'il s'agit d'un soutien financier à Anthony ).

En possession de divers nouveaux documents, la Brigade Loire est par ailleurs en contact avec l'avocate d'Anthony pour décider de l'opportunité de publier de nouveaux témoignages.

 

Le contenu du tract distribué samedi :


JUSTICE POUR ANTHONY !

Anthony est supporter nantais. Fidèle des canaris depuis son enfance et membre de notre association de supporters depuis 8 ans, ce garçon de 25 ans apprécié de tous pour sa gentillesse, sa générosité et son humour, croupit depuis lundi dans la prison du Havre.
La cause de son emprisonnement ? Il aurait agressé avant le match Le Havre / FC Nantes un fonctionnaire de police. Arrêté avec deux autres supporters nantais quelques minutes avant le coup d'envoi, il a passé 2 jours en garde à vue avant d'être jugé et condamné à 3 mois de prison ferme lundi soir en comparution immédiate.
Seul problème (de taille malheureusement), Anthony est innocent !

Suite aux nombreux mensonges, inepties et autres commentaires grotesques que nous avons pu lire ou entendre depuis une semaine sur le sujet, et étant donné que personne ne donne depuis le début de cette affaire la parole aux principaux concernés (à savoir les supporters nantais présents au Havre), il nous paraissait primordial d'apporter à la connaissance de tous les faits tels qu'ils se sont réellement déroulés samedi peu avant le match du FC Nantes au Havre.

C'est pourquoi, dès que nous avons appris la condamnation ahurissante d'Anthony, nous nous sommes engagés dans un travail de reconstitution des événements de samedi, décortiquant pour cela plusieurs dizaines de témoignages spontanés de supporters nantais présents au moment des faits. Ce qu'il en ressort est différent en tous points de la vérité officielle relayée de manière complaisante par les médias :

[Comme c'est souvent le cas lors des déplacements peu lointains, la Brigade Loire avait décidé de permettre à ses membres et sympathisants s'étant rendu au Havre de se retrouver dans un endroit convivial. Nous disposons en effet de nombreux membres expatriés en dehors de Nantes et nous considérons important pour la cohésion du groupe que, sur certains déplacements, notre journée ne se résume pas à un simple trajet en car jusqu'au stade. Nous avions pour cela convenu, sans nous en cacher et avec l'accord du propriétaire quelques jours plus tôt, de passer l'après-midi dans un pub assez loin du stade (afin d'éviter toute tension inutile avec les supporters locaux). Arrivés en Normandie peu avant 15h, nous avons tout de suite rencontré les forces de police, avec qui un dialogue s'est immédiatement installé et à qui nous n'avons jamais caché nos intentions. Les policiers nous ont, par la suite, accompagnés continuellement
L'après-midi s'est déroulée dans une excellente ambiance, festive, sans doute un peu trop arrosée pour quelques uns, mais sans le moindre incident à déplorer. Les policiers ont toujours pu, à tout moment, trouver quelqu'un à qui s'adresser pour faire passer leurs messages. Vers 18h, il était l'heure de rejoindre le stade pour supporter notre équipe (comme nous le faisons aux quatre coins de l'Europe depuis bientôt presque 10 ans). Nous sommes environ 90 supporters nantais à ce moment précis. Les forces de police nous expliquent qu'ils vont nous escorter jusqu'au stade par le chemin le moins long possible. Au bout de quelques minutes de marche, une compagnie de C.R.S. nous attend et notre dispositif d'escorte est désormais hallucinant. Toute la fin de trajet, qui aura duré environ une demi-heure, sera marquée par des comportements agressifs de la part des policiers, matraque au poing, repoussant violemment les nôtres au moindre faux pas hors du trottoir. Certains, y compris les demoiselles de notre groupe, essuieront même des propos déplacés, voire insultants de la part de ces curieux policiers. C'est dans cette ambiance particulière, électrique malgré notre humeur festive, que nous arrivons à quelques centaines de mètres du stade. Et, comme cela se fait partout, nous commençons à chanter notre amour du FCN en investissant la route puisqu'il devenait difficile de circuler sur le trottoir à cause des autres piétons et des voitures garées. Rien de méchant là-dedans mais les forces de l'ordre ne l'entendent pas de cette oreille et nous assistons médusés à plusieurs accrochages provoqués uniquement par des policiers dépassés tentant de contenir un cortège qui n'en avait pas besoin. L'un de ces accrochages est malheureusement plus violent et plus long, et certains de nos membres sont clairement malmenés. Ceci entraîne d'ailleurs une hallucinante première charge groupée des policiers avec leurs chiens, d'une violence sans discernement qui aura eu le don d'énerver même les plus calmes d'entre nous. Nous rentrons toutefois dans la rue menant à la tribune visiteurs que la police ferme aussitôt derrière nous. Certains tenteront de comprendre auprès des représentants policiers le pourquoi d'une telle violence. Ils et elles ne recevront pour seules explications qu'injures, menaces et coups de boucliers. A ce moment là, nous sommes encerclés et plus du tout libres de nos mouvements qui sont soumis au bon vouloir du jeune commissaire havrais auquel nous avons eu affaire depuis le début de l'après-midi. Alors que les choses semblaient s'être calmées et que certains étaient partis acheter leurs places au guichet, un policier semble paniquer à la vue d'un de nos membres en train de filmer avec son téléphone et s'avance seul vers lui, en jouant de la matraque. Dans cette atmosphère tendue, il est repoussé avec force et tombe en trébuchant sur le trottoir. Une fois de plus, la réaction policière est disproportionnée (ce policier n'étant clairement pas en danger) : une nouvelle charge violente a lieu sur toute la rue, avec grenades lacrymogènes et coups de matraques à la clé.

Deux de nos membres ont été interpellés violemment lors de cette attaque policière, ayant eu pour seuls torts de se trouver à quelques mètres des C.R.S. et de tomber lors de leur charge. L'un tentait de calmer nos membres et de protéger le policier, l'autre déambulait à plusieurs mètres de l'incident en contrebas. Le premier a été relâché au bout de plus de quarante heures de garde à vue, le deuxième est Anthony. Le troisième arrêté, Simon, l'a été à l'entrée du stade, reconnu « formellement » par le commissaire comme agresseur du policier tombé à terre. Curieusement, c'est ce même jeune commissaire qui deviendra dans le week-end l'unique accusateur d'Anthony, le reconnaissant lui aussi comme agresseur du même policier.

Dans cette affaire, alors qu'il n'existe pas la moindre preuve d'une quelconque culpabilité, deux jeunes gens ont été condamnés à de la prison ferme et avec sursis sur la base d'un seul témoignage : celui du jeune commissaire du Havre. Le souci, c'est qu'au moment où le policier s'est retrouvé à terre, ce même commissaire discutait avec plusieurs de nos membres à une vingtaine de mètres de l'incident. Il reconnaîtra d'ailleurs peu avant le match n'avoir rien vu directement et se fier aux témoignages de ses collègues. Pourquoi alors est-ce lui qui a témoigné lors du procès ?

Alors que le match se passait sans aucun incident en tribune (peut être que le fait qu'il n'y ait que des stadiers en tribune a joué sur cette ambiance nettement plus « bon enfant » ?), commençait alors le cauchemar pour les trois interpellés. Les deux qui ne seront pas relâchés passant en comparution immédiate 48h plus tard sans avoir pu préparer leur défense ni présenter de témoins, dans une parodie de justice expéditive, où sur le simple témoignage d'un commissaire n'ayant rien vu de la scène, sur un taux d'alcoolémie sans aucun doute déraisonnable et sur des antécédents malheureux, l'un de nos membres se retrouvera directement en prison, pour trois mois. Pire, une double peine a été prononcée puisqu'en plus de cette incarcération, il sera ensuite privé pendant cinq de sa passion et de son club, le FCN.
Alors que, nous en sommes certains au vu des nombreux témoignages indubitables que nous avons reçu, il était à plusieurs mètres des faits qui lui sont reprochés, titubant. Ainsi s'acharne la justice sur les supporters... Il fallait un responsable, et plutôt que de chercher les vrais coupables de cette agression qui n'a blessé personne, la justice a préféré condamner un innocent car il avait le profil du coupable idéal. Aucun autre témoin que le jeune commissaire n'a été entendu. Aucune preuve vidéo n'a été étudiée (alors que pourtant les abords des stades regorgent de caméras de surveillance). Et, alors qu'on veut nous faire croire à une attaque atroce et sauvage de ce policier, et qu'on connaît leur facilité à obtenir une interruption temporaire de travail, celui-ci s'en sort sans aucune I.T.T. ! Du fait de l'obscurité régnant dans la ruelle attenante à la tribune visiteurs, la foule sur le lieu de l'incident (dans laquelle n'était pas Anthony), les vêtements d'hiver (manteaux, bonnets et capuches) portés, même un policier situé à deux mètres de l'action n'aurait pu reconnaître quelqu'un. Qu'on ne nous fasse donc pas croire que le commissaire, loin de l'action et occupé à autre chose, ait pu reconnaître "formellement" Anthony ou Simon.

Pour finir, nous tenons à apporter un démenti formel aux allégations parues dans la presse. Bien que la police ait tenté d'expliquer ainsi ses différentes charges, jamais les supporters nantais ne se sont battus entre eux ou avec des supporters havrais sur le trajet menant au stade. Les seuls incidents ayant existé ont opposé forces de police et supporters nantais et ont pour origine le comportement violent des policiers. Les seuls blessés de cette triste soirée se comptent d'ailleurs dans les rangs nantais : un supporter qui s'est fait poser cinq points de suture à la tête (au CHU du Havre) suite à un coup de matraque d'un policier, un autre qui se retrouve avec la main cassée pour la même raison (celui-ci soigné lors de son retour à Nantes) et de nombreux autres blessés légers (contusions et bleus multiples) suite aux coups répétés des policiers. Il est surprenant et regrettable qu'aucun média ne mentionne ces faits. A travers leurs papiers consacrés à cette affaire, les journalistes donnent l'impression étrange de se contenter de relayer avec complaisance la version policière (sans jamais se livrer à la moindre vérification ni s'interroger sur le fond de l'histoire).
Certains journaux sont même allés plus loin en justifiant le dispositif démesuré mis en place pour nous encadrer par une pseudo-volonté de notre part de nous attaquer aux dirigeants nantais (alors que nous nous en sommes jamais pris et que nous ne nous en prendrons jamais physiquement à eux).
La question se pose-donc : qui a bien pu répandre de telles rumeurs nauséabondes ? A qui profite tout cela ? Nous ne pouvons accepter d'être traités comme des chiens, des criminels, lorsque nous nous rendons au stade, et en plus, quelques jours après, d'être traînés dans la boue alors que nous consacrons notre vie à supporter le FCN du mieux que nous pouvons.
Oui, nous avons sans doute commis des erreurs d'appréciation ce jour-là. Qui n'en fait pas ? Mais nous sommes persuadés que sans une telle pression et une telle agressivité policières, aucun des incidents à déplorer ne se serait produit.
Aujourd'hui, un innocent est en prison. Un chouette gars qui, au mépris de sa vie sociale et professionnelle, va passer les fêtes à l'ombre pour des faits qu'il n'a jamais commis. Nous ne pouvons que lui apporter notre soutien et lui souhaiter beaucoup de courage dans ces moments très difficiles. Courage Anthony ! Relater les faits tels qu'ils se sont déroulés et apporter un éclairage nouveau sur ces incidents, c'est notre manière de te rendre justice.

La Brigade Loire

 

Merci aux très nombreux supporters nantais ayant participé aujourd'hui à la quête organisée pour Anthony. Si vous étiez absent ou que vous n'avez pas pu donner ce soir, sachez qu'elle continuera lors du déplacement à Rennes et de la réception de Sochaux.


Pour ceux qui le souhaitent, il est possible d'envoyer un chèque à l'adresse du groupe :

B.L. Ti Keltiek
3, rue Harouys
44000 Nantes


 

 

 
 
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