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Le béton nantais, c'est du solide

Monaco / Nantes (1-2) - Résumé, le 12 janvier 2009

Bagayoko héros puis zéro
 

Nantes a bétonné à Monaco. Ce genre de méthode est évidemment à courte vue, elle a toutefois payé et valu une victoire, 2-1, qui permet aux Canaris de prendre leurs distances avec la zone rouge. Que faut-il retenir de cette rencontre, à part le style rébarbatif du Nantes version Baup ? Eh bien le fait que le succès a été acquis en terminant à seulement 9 joueurs. (B.V.)

(© 2009) (http://www.fcnantais.com/articles/090112MonacoNantesResume.php)

Match banal, final insolite

S'il n'y avait eu un final à suspense et si les Canaris n'avaient pas trouvé le moyen de le jouer à neuf, sans Bagayoko expulsé, ni Mareval blessé, ce Monaco – Nantes ne resterait certainement pas dans les mémoires.

Ce fut en effet longtemps un match d'une banalité désolante, entre deux équipes très faibles sur le plan technique et davantage encore sur celui de la qualité du jeu. Les seules satisfactions qu'on peut en retirer sont d'une part la victoire appréciable des Canaris, d'autre part la certitude qu'ils comptent en Monaco une équipe au moins aussi limitée que la leur.

Et comme la formation de la Principauté n'est pas la seule dans ce cas, on peut penser que le FC Nantes a accompli un pas supplémentaire vers le maintien et croire de plus en plus fort qu'il finira par l'obtenir. Il a en tout cas confirmé ses aptitudes à obtenir un bon résultat contre les adversaires de son calibre, le faux-pas face à Sochaux constituant en quelque sorte l'exception qui confirme la règle.

Ricardo, Baup, même combat

Vous l'aurez compris : ce succès n'a pas vraiment apporté du nouveau concernant le rébarbatif style nantais. Il s'est conçu à partir d'un système ultra-défensif, un bon vieux béton sur lequel les vaguelettes monégasques vinrent se briser avec une consternante obstination. Comme dirait Elie Baup, « l'équipe était bien en place ». Il veut signifier qu'elle entendait d'abord défendre et empêcher son adversaire de jouer. Pour le reste, l'imagination, le spectacle, tout le monde a été de la revue. Sur ce plan, Ricardo et Baup appartiennent visiblement à la même famille : celle des techniciens frileux. Il est vrai que l'un comme l'autre n'ont pas à remercier leurs recruteurs, tant le niveau des joueurs qu'ils ont à leur dispositions, éprouve du mal décoller du ras du gazon. Ils sont coupables, ils sont, aussi, victimes.

Bagayoko ouvre le score

Les plans négatifs du coach nantais ont d'autant mieux fonctionné que les Canaris eurent la bonne fortune d'ouvrir le score dès la 5è minute. Sur un centre de Tall, qui avait été alerté sur la droite par Bagayoko, Ruffier et deux de ses défenseurs s'emmêlèrent si bien les pinceaux que Bagayoko hérita du ballon. Il l'expédia au fond des filets.

Ce but ne pouvait que conforter Nantes dans ses intentions défensives. Si on voulait par exemple porter un jugement sur la prestation d'Abdoun, il conviendrait de parler uniquement de sa faculté à soutenir les efforts de Tall. Pour ce qui est de mener des attaques, on serait bien incapable de dire ce qu'il vaut. C'est d'autant plus affligeant qu'il semble justement posséder un potentiel intéressant.

Le 4-2-3-1 de Nantes s'assimila donc en fait à un 4-5-1, il fallait défendre groupé, ce qui n'amena pas pour autant les arrières à soigner leur relance ni Alonzo à se soucier de la qualité de ses dégagements. Le gardien nantais eut pourtant un minimum d'arrêts à effectuer tant les offensives monégasques étaient timides et empruntées. Il intervint toutefois face à Gapké qui se présenta seul devant lui à la 19è minute. Quatre minutes auparavant, Maréval avait pour sa part frôlé la correctionnelle pour une faute sur Alonso à l'entrée de la surface.

Capoue, le goleador

Les joueurs de Ricardo ne se créèrent pas une seule autre opportunité jusqu'à la 41è minute. Ils se contentaient, lucioles aveugles, de venir s'empêtrer dans la toile d'araignée tissée par les Canaris. Si bien que ces derniers, mais c'est souvent ce qui arrive dans un tel schéma de match, se montrèrent en définitive plus dangereux. On vit ainsi Capoue centrer judicieusement en retrait pour De Freitas dont le shoot s'avéra cependant trop mou pour inquiéter Ruffier (30è). Ce n'était que partie remise. Juste avant la pause, Capoue et Bagayoko développèrent un contre qui permit au Malien de s'enfuir sur la gauche et de servir du caviar à Aurélien. Ce dernier avait sauvé la mise de ses copains en fin de rencontre face à Sochaux, il se transforma de nouveau en goleador et porta l'écart à une marge qui paraissait vraiment insurmontable pour les Monégasques.

Leur dernière amorce de réaction survint toutefois immédiatement après, lorsque Meriem amena Alonzo à une sortie délicate sur la gauche de sa cage. Il le mystifia d'un shoot à ras-de-terre, dans l'angle imparfaitement fermé par le gardien nantais, mais Poulard, replié en catastrophe, écarta le danger sur sa ligne.

Poulat et Bagayoko en désaccord

La seconde période fut assez tranquille pour les Canaris. Du moins jusqu'au moment où Adriano se fendit d'un vilain tacle sur Bagayoko. La faute méritait un carton jaune mais Eric Poulat hésita à faire son travail. Le Malien, quand il se releva, le lui fit remarquer. De vertes paroles coûtent souvent plus cher qu'une intervention assassine, le Malien le vérifia à ses dépens. Seulement, lorsqu'il vit Poulat porter la main à sa poche, indiquant qu'il allait lui infliger un avertissement, il redoubla de colère et alla le bousculer légèrement. Ce fut le pompon pour l'arbitre : il changea immédiatement de poche et sortit le carton rouge. C'était logique, même si cela parut sévère compte-tenu qu'il avait aussi sa part de responsabilité dans cette soudaine montée de température.

Monaco et Nantes, ça se ressemble

Il restait un quart d'heure et à 10 les Nantais connurent un peu plus de difficultés. Licata finit même par réduire la marque, à la suite d'un coup franc, en profitant d'un ballon dévié par Da Rocha et en contrant une tentative de dégagement de Tall. Puis Maréval, souffrant des cervicales parce qu'il était mal retombé sur la pelouse, quitta le terrain. Baup ayant procédé à ses trois changements, les Canaris terminèrent donc la partie à neuf. Mais ce fut suffisant pour contenir les offensives mouchetées d'une pâle équipe locale qui avait suffisamment mécontenté son public pour qu'il demanda la démission de Ricardo. Les spectateurs sont moins nombreux à Louis II qu'à la Beaujoire (6.415, soit 2.000 de moins que pour le Nantes-Caen, en Coupe, la semaine précédente) ils semblent toutefois plus réactifs. Mais chez eux, comme dans la Maison Jaune d'ailleurs, ce n'est pas seulement l'entraîneur qu'il faudrait renvoyer à ses études.


B.V., le 12 janvier 2009


 

 

 

 
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