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Nantes sait voyager

Le Mans / Nantes (0-2) - Résumé, le 2 févier 2009

 

Le FC Nantes, décidément, voyage bien. Il a su empêcher Le Mans de s'exprimer et il l'a implacablement contré. 2-0 ! L'ancien Sarthois Yoann Poulard a tenu son rôle dans ce succès logique, poussant un peu plus Gravgaard vers la sortie, direction Hambourg. Un honnête joueur de Ligue 1 française est-il supérieur à une pseudo-star danoise ? Beau sujet de réflexion pour un recruteur conformiste. Et une direction qui ignore les préceptes de Denoueix : « ce qui compte le plus, ce n'est pas forcément la valeur de deux joueurs, mais la qualité de leur relation ». Technique et tactique, bien sûr. Laissons-les cogiter : Nantes est remonté à la 12è place et il compte six points de plus que le premier relégable. (B.V.)

(© 2009) (http://www.fcnantais.com/articles/090202LeMansNantesResume.php)

Un plan qui marche

Le FC Nantes a remporté au Mans, tout à fait logiquement, une nouvelle victoire en déplacement. Lors de ses trois précédents voyages, il avait déjà ramené trois points du Havre et de Monaco et un nul de Rennes. A chaque fois, les observateurs avaient noté que l'équipe locale avait raté son match, qu'elle avait montré un visage ne correspondant pas à ses prestations habituelles.

Au Mans, les commentaires ont abondé dans le même sens. Si bien qu'on ne peut plus vraiment évoquer le hasard : si les adversaires de Nantes sont mauvais à chaque fois qu'ils se retrouvent face à lui, c'est sans doute parce que les Canaris possèdent l'habileté de les faire déjouer.

Contre Nantes, il est désormais difficile de s'exprimer et c'est là l'une des caractéristiques du système Elie Baup : on étudie minutieusement le style de l'adversaire et on s'organise de manière à l'empêcher d'exprimer ses points forts. Ce n'est pas très nantais comme philosophie, mais ça marche. On peut même écrire qu'au Mans le plan a été respecté à la lettre, à tel point que Jérôme Alonzo a passé une soirée très tranquille et si on avait planté un piquet à sa place en première période le score eut été exactement le même, 0-0, à la pause. Il est rare qu'un gardien à l'extérieur soit aussi peu sollicité !

La direction va emboucher le clairon

Aujourd'hui, grâce à ses points glanés à l'extérieur, Nantes commence enfin à mieux respirer. Il n'est pas encore totalement tiré d'affaire mais il compte maintenant un capital points et une avance sur la zone rouge qui lui permet tout de même de voir venir. Il n'a plus le couperet sur la gorge.

Nantes est 12è et d'ici à ce qu'on entende Kita emboucher le clairon il n'y a sans doute pas loin. Comptez sur lui pour proclamer que tout ce qui arrive est le résultat de ses brillants efforts et de son engagement sans faille. Et vous verrez : il va s'en trouver pour le prendre au sérieux et ne pas éclater de rire.

Larièpe voudrait bien entonner le même air : « tout ça c'est grâce à moi et à mon recrutement génial ». Sauf que Nantes s'est présenté dans la Sarthe sans la majorité des « vedettes » achetées l'été dernier. Klasnic et Gravgaard étaient sur le banc, N'Daw, Tall et Douglao à la maison. Sur le terrain il n'y avait qu'Alonzo et Abdoun. Ce dernier est de toutes les recrues de ces derniers mois celui possédant le profil le plus intéressant. Pour une fois, le recruteur, quand il est allé le chercher à Sedan, semble ne pas s'être contenté « d'empiler » les joueurs sur un effectif déjà en surcharge.

Il n'en reste pas moins que la principale satisfaction du match du Mans est provenue de William Vainqueur, un joueur issu de cette école nantaise que la direction s'est tellement plu à critiquer. Sur ce qu'on a vu samedi, il est clair qu'entre un Vainqueur assurant ses passes, cherchant des solutions et des partenaires et un Faty courant beaucoup mais n'importe comment et multipliant les chandelles, y compris devant son but, il existe une énorme différence.

Rien à faire pour Alonzo en première période

Nantes a donc empêché Le Mans de s'exprimer, il l'a fait à partir d'une base défensive soigneusement étudiée, sept joueurs au minimum étant concernés par la récupération : Da Rocha évoluait devant les quatre défenseurs, servant de pointe inférieure à un triangle composé également de Vainqueur (à droite) et Faty (à gauche). Comme les deux joueurs de côté, Capoue et Abdoun se tenaient également en retrait on obtenait ainsi un 4-5-1 laissant Djordjevic (préféré à Klasnic) isolé aux avant-postes. La défense nantaise opérant relativement haut le jeu se cantonna longtemps au milieu du terrain. De temps à autres, les canaris essayaient de lancer la fusée Capoue sur l'aile gauche ou d'alerter Abdoun à droite. C'est d'ailleurs ce dernier, judicieusement servi par Vainqueur, qui hérita de la première occasion de la soirée à la 15è minute. Il se présenta seul devant Pelé mais tira au-dessus.

Mauvaises passes de Pelé

Les Manceaux s'engluaient dans la toile d'araignée tissée par les Nantais, le match était dépourvu de toute envolée et on n'eut rien d'autre de notable à se mettre sous les yeux jusqu'à la 27è minute. Un corner botté par Da Rocha fut alors capté par Pelé dont la relance rapide permit à Gervinho de prendre la poudre d'escampette. Pierre le rattrapa juste à temps, écopant au passage d'un carton jaune pour son intervention irrégulière. Sur le coup franc, Coutadeur décocha un shoot qui ne passa pas très loin de l'objectif.

Ce fut la seule action mancelle. Si bien que c'est Nantes qui se créa les rares occasions de cette partie trop hermétique pour se révéler emballante. De plus, elles résultèrent essentiellement d'erreurs des Manceaux qui, ne sachant comment trouver des espaces, finissaient par perdre le ballon et leur lucidité. Une mauvaise relance de Pelé sur Abdoun aboutit ainsi à un face à face entre le gardien sarthois et Djordjevic (30è). Un renvoi hasardeux de Cerdan permit à Capoue de tester les réflexes de Pelé (33è). Capoue adressa encore un centre que Djordjevic ne put reprendre (35è). Da Rocha tenta ensuite sa chance sur coup franc (36è) et ce fut la pause : 0-0, il n'y avait pas matière à grimper aux rideaux mais les Sarthois n'avaient pas à se plaindre du score.

Poulard, l'ancien Manceau, fait mouche

La seconde période démarra sensiblement sur des bases identiques. Nantes pourtant mettait de plus en plus volontiers le nez à la fenêtre, comme s'il s'était convaincu qu'il existait un bon coup à jouer. Ainsi, sur un coup franc, botté par Da Rocha, Yoann Poulard n'hésita pas à monter. Bien lui en prit. La défense mancelle renvoya le ballon n'importe comment et Capoue put centrer de la gauche. De la tête, Poulard, l'ancien Manceau, prit l'avantage sur Bouhours et trompa Pelé. Nantes menait 1-0 (52è) et c'était grâce à l'un de ses joueurs qui avait le plus activement participé à sa remontée en Ligue 1. Le 30 août, lors de la rencontre aller, celle où Larièpe avait fait office d'entraîneur, avec un 4-1 pour Le Mans à la clef, il ne figurait même pas sur la feuille de match !

Da Rocha enfonce le clou

Un corner permit aux Canaris d'enfoncer le clou, treize minutes plus tard. Entre-temps, c'est tout juste si on avait entrevu une réaction locale avec un raté de Helstad (56è). Da Rocha tira ce fameux corner, le ballon lui revint, il se recentra pour s'ouvrir l'angle et, du pied droit, il adressa un shoot croisé qui laissa Pelé sur les fesses. 2-0 !

Djordjevic, servi par Maréval, marqua même dans la foulée un troisième but, refusé pour hors-jeu. Les Manceaux étaient KO et s'ils dominèrent la fin de partie, s'ils provoquèrent même deux ou trois occasions confuses devant la cage d'Alonzo, ce fut en pure perte. Le gardien nantais, dont le style est vraiment peu orthodoxe, s'y reprit à deux fois pour stopper une tête de Maiga (68è) puis il s'interposa face à Lamah (72è). Sur ce cafouillage, un début d'incendie s'était allumé dans la défense nantaise et en voulant également jouer les pompiers Poulard avait été légèrement touché. Décidément, il était vraiment impliqué dans ce match

L'entrée en jeu de Klasnic à la place de Djordjevic n'apporta rien, sinon la confirmation que le Croate n'est pas fait pour jouer les « kamikaze » à la pointe d'une attaque. Le Mans continua à dominer mais s'il possédait davantage le ballon (56%), il en faisait toujours un usage incertain. Si bien que sur contres, Abdoun qui échoua sur Pelé (74è) puis surtout Capoue, à l'entame des quatre minutes d'arrêts de jeu eurent deux occasions favorables. Celle de Capoue, servie par Abdoun, était même en or. Il la manqua, mais c'était anecdotique.


B.V., le 2 février 2009


 

 

 

 
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