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Il n'y a pas eu photo

Nantes / Paris SG (1-4) - Résumé, le 9 février 2009

Drôle de baptême du feu pour Rodelin
 

Il n' y a pas eu photo. Supérieur dans à peu près tous les domaines, à commencer par la technique, Paris n'a fait qu'une bouchée de Nantes. 4-1, le score n'est même pas lourd, deux ballons s'étant écrasés sur les poteaux d'Alonzo. Les Canaris demeurent concernés par la lutte pour le maintien avec, au proche horizon, un voyage à Valenciennes, un adversaire direct. Autre constatation : la Beaujoire était suffisamment grande samedi : il y avait moins de 30.000 spectateurs. (B.V.)

(© 2009) (http://www.fcnantais.com/articles/090209NantesParisResume.php)

Nantes est surtout redoutable à l'extérieur

A l'heure des commentaires, Elie Baup a asséné la première évidence : « ce soir, on a vu la différence qui sépare une équipe candidate aux premières places d'une autre luttant pour éviter la relégation. »

Paul Le Guen s'est chargé de livrer une deuxième vérité : « Nantes est une formation surtout redoutable à l'extérieur. Je l'avais vu jouer au Mans, elle s'était montrée solide mais je savais qu'elle serait moins redoutable ici... »

Eh oui, Nantes n'est plus qu'une équipe de contres, singulièrement gênée aux entournures lorsqu'on lui demande d'assurer un minimum de jeu. Elle l'est encore davantage, bien sûr, quand elle se retrouve rapidement menée à la marque et qu'il lui faut bien entrouvrir son manteau de prudence soigneusement calculée. Les espaces s'agrandissent doucement et quand en face un joueur vif, rapide et adroit se complaît à s'y engouffrer, un Giuly par exemple, la bise de la désillusion a vite fait de souffler sur la cage d'Alonzo.

Une défense qui s'enrhume

Voilà : en quelques lignes, on vous a déjà presque tout dit de l'histoire d'un match que Paris a mené à sa guise, sans paraître aucunement gêné, au contraire, par l'absence de Guillaume Hoarau. Giuly l'a avantageusement remplacé, on suppose même que les lourds défenseurs nantais se seraient montrés moins empruntés face à l'ancien Havrais dont la morphologie leur convient mieux. Mais ce n'est surtout pas Graavgard qui a manqué, le tracteur danois a effectué ses débuts à Hambourg et on nous dit qu'il a découvert à ses dépens que le niveau de la Bundesliga est, comme celui du championnat de France, très au-dessus du « renommé » championnat du Danemark dont, paraît-il, il était une vedette. C'est du moins ce que prétendaient les dirigeants nantais quand ils l'ont recruté. Il s'est même trouvé des âmes complaisantes pour les prendre au sérieux.

Nantes n'a jamais pu construire

Ce qui a manqué en revanche, c'est un arrière droit. Loïc Guillon a essayé de tenir le poste, il a fait ce qu'il a pu mais pour un gaucher il ne s'agissait assurément pas d'une sinécure, surtout quand en face déboulent Rothen et Armand. Pour effectuer des essais, il existe des adversaires moins redoutables. Il existe sans doute aussi des coéquipiers plus coopératifs qu'Abdoun quand il s'agit d'écoper. On ne va pas discuter outrageusement un choix de Baup qui dut composer au dernier moment avec la défection de Moullec, souffrant d'un genou, on se demande toutefois quelle dent le staff nantais a contre Das Neves. Certes, l'Auvergnat n'est pas, lui non plus un défenseur droit de métier mais il a déjà tenu le poste, souvent d'ailleurs sans démériter. On peut penser aussi que si on l'avait fait jouer, il aurait démontré qu'il n'a pas grand chose à envier à Graavgard, tiens on revient à lui. Il est vrai que Poulard est également supérieur à notre « fantastique » Danois.

Mais en fait, c'est toute la défense nantaise qui a pris l'eau et c'est tout le milieu de terrain qui a été dépassé. Quant à l'attaque... Euh qu'est-ce que c'est l'attaque ? Nantes n'a jamais pu construire, il a failli encaisser un but dès la 6è minute à la suite d'un premier loupé de Faty. Giuly se présenta devant Alonzo qui parvint à éviter le pire, Giuly reprit le ballon et cette fois c'est un poteau qui joua les sauveurs.

Deux buts en 20 minutes

Pour les Parisiens, pour Giuly en particulier, ce n'était que partie remise. A la 12è minute, Luyindula s'évada sur la gauche, feinta Guillon et adressa un centre que Maréval remit malencontreusement sur. Giuly. Cette fois, l'ancien Romain saisit l'aubaine et plaça délicatement le ballon hors de portée d'Alonzo.

Giuly est un joueur qui a souvent fait mal au FC Nantes lorsqu'il portait les couleurs de Monaco. Luyindula, pour sa part, lui a rarement fait du bien. Tant avec Strasbourg (rappelez-vous la demi-finale de la Coupe de France 2001 à la Meinau) qu'avec Paris. Au Parc des Princes, par un après-midi d'avril 2007, il s'était même, avec son compère Pauleta, offert une partie de franche rigolade aux dépens du « fameux » tandem Cubilier-Barthez, si cher à Roussillon. Eh bien, Luyindula a encore fait des misères aux Nantais. Ces derniers perdirent un ballon alors qu'ils étaient en phase offensive et Makélélé, ah le traître, en profita pour expédier une longue ouverture en sa direction. Ni Poulard ni Pierre n'avaient véritablement à l'œil l'ancien Lyonnais, et ils n'étaient pas en mesure de le rattraper à la course. Alors, il s'en fut se présenter devant Alonzo et il le mystifia d'une balle piquée.

Penalty très généreux

2-0 en vingt minutes, les affaires nantaises étaient vraiment mal engagées et si WilliamVainqueur put à la suite d'un coup franc placer un ballon au ras du poteau de la cage de Landreau (27è) ce n'était que poudre aux yeux. Peu après, blessé à un genou, il quitta le terrain (32è). Klasnic en profita pour effectuer son retour. Nantes avait entamé la partie dans un dispositif identique à celui utilisé au Mans, un 4-5-1 où Guillon remplaçait Moullec et où Capoue et Abdoun étaient un peu plus entreprenants bien qu'habilement muselés par Ceara et Armand, se repositionna alors en 4-4-2.

Mais Faty était dépassé et c'est de nouveau Paris qui se montra le plus dangereux sur une action Rothen-Sessegnon-Giuly (33è). L'arbitre, Alexandre Castro estima peut-être que le suspense était en train de s'étioler doucement, au fur et à mesure que Paris affirmait sa supériorité technique. Il eut en tout cas l'extravagance d'en rallumer la braise en accordant un très généreux penalty à Faty, pour une « faute » de Sylvain Armand. Abdoun en profita pour tromper Landreau (36è) et à la pause, se souvenant de la réaction des Canaris face à Bordeaux quelques supporters s'efforçaient encore de croire au miracle. Il n'y en eut pas. Luyindula et Sessegnon s'amusèrent aux dépens des défenseurs nantais et le second glissa le ballon à Giuly. Alonzo vit ses filets frissonner pour la troisième fois de la soirée (50è).

De Freitas rentre, Rodelin débute

L'entrée en jeu de De Freitas à la place de Faty (59è) apporta du mieux, Nantes essaya enfin de poser un minimum le ballon sur le gazon, il se créa même une première véritable occasion de but par Klasnic à l'heure de jeu. Landreau repoussa. De loin, Alonzo eut enfin le loisir de comprendre pourquoi au PSG il n'était qu'une doublure. Car le gardien parisien s'employa de nouveau sur une contre-attaque Guillon-Klasnic-Capoue. Il y avait du mieux mais il était trop tard et Paris enfonça un peu plus le clou, à la 71è minute, sur un tir de Sessegnon.

On en resta à ce 4-1, malgré des tentatives prometteuses de Rodelin qui effectua ses débuts en Ligue 1, en prenant le relais de Djordjevic (75è). Malgré aussi une reprise de la tête de Pancrate sur un montant de la cage nantaise.

Un stade trop grand

On ne va évidemment pas s'acharner sur une équipe à terre, la défaite se suffit à elle-même. On a suffisamment mis l'accent sur les limites du système de jeu utilisé pour s'étonner de l'avarie survenue samedi. On a également souvent souligné les lacunes techniques d'un effectif composé par un recruteur qui a dû se tromper de décennie et de club en croyant que le football était uniquement une affaire de physique. La politique globale du FC Nantes ne correspond pas, on le sait, à la philosophie de ceux qui ont bâti, admiré et aimé ce club. Nous n'avons pas crié au miracle ou au génie lors des récents succès, à quoi bon prétendre aujourd'hui que nous avons raison. Il reste encore 15 matches et un maintien à obtenir.

L'objectif demeure assurément dans les cordes de cette équipe. Pour ce qui est de remplir le stade en revanche, la mission est un peu plus difficile : ils étaient moins de 30.000 pour cette affiche, le processus de désaffection n'est donc pas enrayé. D'ici à ce que Kita demande un stade de 150 à 200.000 places pour tenter de faire oublier cette préoccupante bouderie entre le club et le public... Préoccupante, oui, mais logique.


B.V., le 9 février 2009


 

 

 
 
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