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Un point synonyme de peur

Nantes / Grenoble (1-1) - Résumé, le 4 mars 2009

 

Nantes a encore concédé un nul à domicile contre un adversaire direct. Ce 1-1 face à Grenoble a sanctionné un match décevant (les deux buts ont été marqués à la suite de corners) qui confirme que le maintien n'est pas encore assuré. Le voyage à Saint-Étienne s'annonce même dangereux. Mais est-ce anormal qu'une équipe basant son jeu sur le contre peine à domicile ? Certainement pas ! (B.V.)

(© 2009) (http://www.fcnantais.com/articles/090228NantesGrenobleResume.php)

Et ce fut un corner, le dernier de la partie. Des cinq minutes d'arrêt de jeu qui paraissaient de plus en plus interminables aux Nantais, pressés devant leur but. Le ballon voyagea dangereusement devant la cage d'Alonzo qui le boxa une première fois. Battles le récupéra et le réexpédia dans le paquet. La tête de Sandy Paillot s'éleva dans la nuit nantaise, plongeant les Canaris dans l'obscurité.

Ce fut comme si d'un seul coup on avait éteint la lumière. Le ballon gisait au fond des filets, les Grenoblois s'embrassaient, Waldemar Kita s'était pris la tête entre les mains, comme si, enfin, il allait réfléchir sur sa façon de mener le club. Mais sans doute ne faut-il pas rêver. Jérôme Alonzo, fervent interprète de la très dangereuse ritournelle « seule la victoire compte » restait bouche bée.

Ils récoltent ce qu'ils ont semé

Nous ne savons s'il faut les plaindre tant ce qui arrive est prévisible et nous avons peu envie de partager leurs peines apparentes tellement nous avons crié casse-cou et tant nous souffrons de voir où en est arrivé le FC Nantes. Leur détresse n'est rien par rapport à la nôtre, à celle de tous ceux qui ont adoré ce club pour les valeurs qu'il incarnait et les nobles idées qu'il véhiculait. Ils ont voulu s'inscrire dans un processus de destruction du jeu à la nantaise, ils récoltent l'ivraie qu'ils ont semée, qu'ils se débrouillent maintenant avec leur football d'arrière garde.

Kita parlait récemment encore de finir parmi les dix premiers, nous persistons à penser que l'objectif, vu l'effectif que le recruteur a mis à la disposition de l'entraîneur et la façon dont ce dernier fait jouer l'équipe se situe plutôt entre la 15è et la 17è place. Faire mieux serait du bonus.

Le pire est toujours possible

Faire pire, on préfère ne pas y penser. Même si beaucoup pensent, ils n'ont pas forcément tort, qu'il pourrait résulter d'une nouvelle descente une révolution susceptible d'être salutaire. Attention, tout de même : en 2005, alors qu'il s'était sauvé sur le fil, puis en 2007, au moment où il effectua la culbute, le FC Nantes a loupé les virages qui se présentaient devant lui. Au lieu de retourner à ses forces ancestrales, de remettre d'actualité les méthodes d'Arribas, Suaudeau et Denoueix, il a poursuivi sa déplorable fuite en avant. Le pire est toujours possible. Restons donc prudent et considérons que le mieux serait d'obtenir le maintien, pour tout le monde, même si l'équipe dirigeante fait partie du nombre.

Grenoble s'est assuré la possession du ballon

Bon, nous n'en sommes pas là, le prochain voyage à Saint-Etienne suffit à occuper les esprits et à alimenter les craintes. Cette fois, un résultat nul constituerait une bonne affaire et après tout Nantes, équipe-type de contres et donc plus à l'aise quand elle peut subir que lorsque l'adversaire l'invite à faire le jeu reste capable de bons coups à l'extérieur. C'est du moins ce que laissent espérer ses dernières sorties.

Cela remarqué, il est juste de préciser que les Grenoblois n'ont même pas laissé les Canaris prendre les initiatives samedi soir. Ils s'en sont chargés, s'assurant le plus souvent le contrôle du ballon (un peu plus de 60% de possession) et si au départ Nantes avait aligné quatre joueurs offensifs, Bekamenga en pointe, Klasnic en soutien, Babovic et Abdoun sur les côtés, ce que Baup se plut à souligner à l'heure des commentaires, il convient de souligner que les deux derniers cités pensèrent davantage à bloquer leurs ailes qu'à aller résolument de l'avant.

But de Klasnic ! But !

La première période ne fut toutefois pas la plus mauvaise pour les Nantais, loin s'en faut. Babovic réussit même le tour de force de se créer une première occasion après seulement 40 secondes de jeu. Il rafla un ballon dans les pieds adverses, s'avança et tenta sa chance. Wimbée détourna en corner.

On vit encore Klasnic servir en retrait Bekamenga (11è) mais le Camerounais ne put tirer, pire il se blessa à un genou et il abandonna ses coéquipiers à la 22è minute, laissant son rôle de harceleur à Djordjevic. Baup avança ensuite que cette sortie constitua un moment important de la soirée car elle l'empêcha de procéder à un changement supplémentaire lorsque, durant le second acte, ses joueurs commencèrent à tirer la langue.

Nantes se montrait moins offensif que son coach voulut le faire croire, il n'en ouvrit pas moins la marque à la 39è minute. Ce fut, une nouvelle fois, à la suite d'un coup de pied arrêté. Un corner. N'Daw contrôla de la poitrine et effectua une belle volée que Wimbée ne put que repousser. Klasnic reprit et trouva la cible d'un shoot croisé. Djordjevic se situait à l'extrême limite du hors-jeu, devant le gardien grenoblois et il influait donc sur l'action. Les ralentis semblèrent cependant prouver qu'il était sur la même ligne que l'avant-dernier défenseur adverse au moment de la frappe, on ne va donc pas discuter.

Alonzo avait commis un pénalty

En revanche, il est clair que l'arbitre, Jean-Charles Cailleux, commit une erreur en ne sanctionnant pas une sortie intempestive d'Alonzo dans les pieds de Moreira. L'irrégularité était flagrante et la passivité de l'arbitre fut d'autant plus surprenante qu'il était bien placé. Peut-être la mauvaise réputation de Moreira, souvent pris en situation de simulation, joua-t-elle contre lui ?

Toujours est-il que Nantes n'avait pas à se plaindre. On en était alors à la 62è minute et plus le temps passait plus le match lui échappait. N'Daw affichait sa lenteur et les Canaris ne parvenaient pas à contrôler le ballon, à le dégager correctement, encore moins à en faire un usage judicieux. De Freitas remplaça Klasnic qui n'était pourtant pas le plus médiocre, mais Baup tenait sans doute à ne pas risquer une nouvelle blessure. Puis Faty, en toute fin de rencontre, prit le relais de Babovic. Il réussit le tour de force de toucher un adversaire avant le ballon et de récolter ainsi un carton jaune.

Cahin-caha, Nantes conservait tout de même l'avantage. Il n'y avait absolument pas matière à s'enflammer mais on pouvait penser qu'il était en train de mettre un précieux butin à l'abri. Car Nantes, on le sait bien, en est là : à jouer les épiciers. C'est alors qu'au bout du bout du match, Paillot surgit et fit mouche. Aie !


B.V., le 4 mars 2009


 

 

 

 
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