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Un entraîneur part, Monsieur K reste, les supporters contestent

Nantes / Bastia (3-1) - Résumé, le 21 février 2010

Un peu de joie, c'est devenu si rare.
 

Le FCK n'est plus entraîné par Jean-Marc Furlan. Lequel a terminé son mandat de deux mois par une victoire peu convaincante contre Bastia, déjà promis à la descente. La deuxième en neuf matches. Les points manquent, le public aussi. Le bilan est catastrophique pour Monsieur K et ses affidés qui peuvent constater ce qu'il en coûte d'avoir piétiné les valeurs qui avaient fait la force et la gloire d'un club dans lequel ses supporters ne se reconnaissent plus. Au coach suivant ! Combien de temps Gentili va-t-il tenir ? (B.V.)

(© 2010) (http://www.footnantais.com/articles/100219NantesBastiaResume.php

Record de Larièpe pas battu

Le record de Christian Larièpe tient toujours. Vous vous souvenez peut-être encore de ce directeur sportif qui, bombardé entraîneur un soir d'août 2008, avait vu son équipe couler contre Le Mans. Il a dirigé le FC Nantes pendant un match, lequel s'est soldé par une déroute à domicile 4-1.

Alors non, Coach par intérim Larièpe n'est pas battu, personne ne fera pire. Il n'empêche que Jean-Marc Furlan a, lui aussi, placé la barre très bas. En neuf matches sous sa direction, en Ligue 2, Nantes a subi six défaites, obtenu un nul et remporté deux victoires. L'ironie de son funeste sort veut qu'il ait terminé son oeuvre, le 19 février 2010, de la même façon qu'il l'avait commencée, le 7 décembre 2009. Par un succès.

On ne va pas plaindre Furlan

En prenant la porte, un petit cartable sous le bras, il a parlé d'immense déception, il a même évoqué un préjudice. A ce qu'on sache, il va tout de même, c'est d'ailleurs normal, toucher un chèque substantiel correspondant à ses indemnités. Même si du côté de la direction, on semble vouloir entamer une procédure afin de limiter la casse, en se basant sur des promesses ou même une lettre de démission dont Furlan serait l'auteur. Ce qu'il dément. Voilà qui permettra aux avocats de chaque partie de moudre du grain. Il reste que de nos jours, pour un entraîneur, se faire licencier équivaut souvent à empocher le jackpot, Alain Perrin en connaît un bout sur le sujet, lui qui a touché des sommes correspondant au fait qu'il ait été éjecté prématurément de Marseille, Lyon et Saint-Etienne.

Le stress de l'entraîneur, l'angoisse du banc de touche, franchement il y a longtemps que ce sont des notions dépassées. Les techniciens perçoivent des salaires suffisamment élevés pour que nous n'éprouvions guère l'envie de pleurer sur leur sort, surtout quand leurs discours n'ont rien à voir avec ceux qui ont longtemps distingué la Maison Jaune de la plupart des autres clubs. Il existe assurément plus malheureux qu'eux. Jean-Marc Furlan a déjà des indemnités à recevoir de Strasbourg, c'est lui qui a voulu venir au FCK, il aurait dû savoir qu'il s'agit d'une galère. Après tout il n'avait qu'à se renseigner sur son patron ou, à défaut, nous lire. Désolé, on n'a pas envie de le plaindre. Nous sommes d'ailleurs plongés dans une sinistrose plus grande que la sienne car nous comprenons bien que l'état du club est tel qu'aucun technicien d'envergure et de valeur n'est susceptible présentement d'y mettre les pieds.

Que la fanfare aille dans la tribune officielle

Furlan avait assuré, benoîtement, maladroitement : « je suis devant un immense chantier... » C'était vrai. Mais que dit-il maintenant qu'il part ? Croit-il avoir amélioré la situation ? On a plutôt l'impression que rien n'a changé. La « qualité » du jeu est la même, l'ambiance aussi. Peut-être même que l'enfer s'est rapproché.

La Beaujoire s'est vidée et une fanfare y fait tant de bruit qu'on se demande quel spectacle le FCK est capable de présenter. Il se moque en tout cas des gens qui vont encore au stade, on parle de ceux qui apprécient le jeu et n'ont rien à faire de telles pantomimes. Encore une fois, si les affidés de M. K. aiment autant ce genre de concert qu'ils le fassent interpréter dans la tribune officielle. Ils pourront ainsi mieux juger du désagrément qu'ils infligent aux autres.

Des slogans éloquents

On sait que les musiciens sont convoqués essentiellement pour couvrir les sifflets et les slogans hostiles à la direction mais contre Bastia la censure a été débordée au niveau des banderoles. On a pu ainsi lire, librement exposées, les inscriptions « casse toi », « escroc », « parano », « looser », « tire-toi » et autres amabilités du même genre de nature, à montrer à l'intéressé combien il est hautement considéré dans une enceinte qu'il souhaitait conquérir. En voulant tuer le football à la nantaise, ce qu'il est parvenu à réaliser, il s'est fourvoyé. En doute-t-il encore, alors qu'il se sépare un à un de ses conseillers dont il nous avait tant vanté les immenses compétences ?

Un bon match, pendant 10 minutes

Mais venons-en au match, puisqu'il y en a eu un. Le problème est que pour les Canaris il n'a guère duré qu'une dizaine de minutes. Le temps de marquer deux buts, le premier fort bien ficelé, avec une jolie reprise par Darcheville d'un centre d'Abdoun (2è), le second consécutif à un shoot de 25 mètres de De Freitas.

Darcheville avait obtenu un but lors de la venue de Furlan, il en a donc réussi un autre pour sa sortie. Monsieur « moi, je, personnellement, pour ma part.... » ne s'est pas pour autant livré à des commentaires après la partie. Il a quitté le vestiaire rapidement, l'air pressé et la vue basse. Il est vrai que précédemment, au moment où il avait cédé sa place à Bekamenga (79è minute), juste après avoir expédié un tir dans les décors, il avait essuyé un concert de sifflets.

David De Freitas, une fois qu'il eut trouvé le chemin des filets de Goda, alla pour sa part serrer la main de Furlan. Sans doute pour le remercier de l'avoir sorti du placard, et même nommer capitaine, dès son intronisation. Espérons que le nouveau coach saura voir lui aussi que l'ancien Amiénois est l'un des meilleurs footballeurs de l'effectif.

Allons, restons-en à la soirée de vendredi qui avait donc commencé on ne peut mieux pour les Canaris. Ils menaient 2-0 à la 6è minute, ils paraissaient alors capables de tailler en pièces une équipe bastiaise clouée à la dernière place.

Bastia aurait pu égaliser avant la pause

Or, inexplicablement, leur jeu se délita et c'est le contraire qui se produisit, c'est à dire que ce sont les Corses qui réagirent. Si à la pause, ils avaient rétabli l'équilibre, il n'y aurait même rien eu à redire. Ils avaient marqué seulement un but, sur une action Robail-Pentecôte qui avait surpris toute la défense locale, Kamenar y compris (16è) mais ils s'étaient créé d'autres occasions. Jarjat avait ainsi renvoyé un ballon sur sa ligne (19è), Pentecôte avait raté le cadre de peu (25è), Pierre-Yves André avait expédié une reprise de volée dans les tribunes (36è), Robail avait été contré de justesse (38è). Le FCK évoluait en 4-2 (Vainqueur-De Freitas)-3 (Darbion, Abdoun et un fantôme numéroté 28, s'appelant donc Lejeune)-1 et plus les minutes passaient, davantage Darcheville demeurait isolé en pointe. La défense, composée par Jarjat, Tall, El Adoua et Maréval donnait de la bande, comme souvent, et collectionnait les relances hasardeuses. On notera toutefois qu'El Adoua ne se montrait pas le plus mauvais.

Le premier relégable à 5 points

La seconde période ne mérite guère d'être racontée tant il s'y déroula peu d'événements. Darbion, en reprenant un centre de la gauche de Vainqueur, signa le troisième but nantais dès la 57è minute. Le FCK vécut sans trop de mal, mais sans brio, sur cette avance. Ba avait succédé à Lejeune à la 52è minute, on vit apparaître ensuite Zerka à la place d'Abdoun (64è) et Bekamenga à la relève de Darcheville. Furlan renforçait ainsi son milieu de terrain, adoptant un système à trois milieux récupérateurs (Vainqueur, Ba, De Freitas) et replaçant Darbion dans l'axe, rôle qu'il avait déjà tenu en intermittence avec Abdoun car tous deux avaient parfois permuté.

Nantes conserva ainsi son butin. Il lui permet de garder une marge de sécurité (5 points) par rapport à Guingamp, le premier rélégable. Mais s'il a battu la lanterne rouge on ne peut surtout pas prétendre qu'il l'a surclassé dans le jeu. C'est grave. Mais ce n'est pas d'aujourd'hui.


B.V., le 21 février 2010


 

 

 

 
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